Colonies barbares

Colonies barbares
Secrètes floraisons

Dans un cercueil en émail noir
Je bâille et je
Dévore les cieux
qui ont nourri mon enfance
De parfums fantômes
images volutes dorées
de rires étincelles muets
Une partition s’envole
et disparaît dans les nuages
Le vent souffle
Une offrande
déposée à mes pieds
grouille de vers affamés

Je souris à la colonie qui passe
Et murmure des rivières de fleurs

© Patrick Bonnet, 1992.

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