À l’heure de la table

À l’heure de la table
L’unique trou de ma poche
Je lus qu’auparavant le temps
Du bonheur venait vers moi
Pour une exquise
Verticale ouverte
La nuit. Le silence
Au nez et à la barbe
Couper l’œil dansant
Dans le couloir.
Elle
Ôta ses lunettes de fleurs séchées
Contre ma poitrine
Ses plaisanteries
De terre je les hais
Comme sa mèche blonde dénudée
Qui montre
À mes yeux sucrés
Que j’ai fais ce temps
Couru le tendeur gratuit
Vide, à mon tour.
Alors j’ai les yeux du lait
Je verse des rires
Vers l’escalier
Et je me rends soûl à demain
Toujours les clefs
Dans ses mains
Avant d’y entrer
Une table de Bar
Ma commande est partie
En douleur.

© Patrick Bonnet, 1994.

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