La fille de cuir

La fille de cuir

Au coin d’une rue, elle enlace
Les âmes, les ombres pressées,
Qui passent et repassent, obsédées,
Par une odeur, par une trace

Laissée sur un trottoir d’église
Jeune fille-amante enchaînée
Au miroir avide, esseulée,
L’amour du péché s’amenuise.

Au cœur de la nuit, elle trépasse
Dans un bar, derrière une porte,
Surinée à l’âme, elle est morte
Sur la route, dans une impasse

On la voit apparaître en blanc
Elle, la jeune fille Noire
Enfant déchue sur le trottoir
Couverte de larmes et de sang.

© Patrick Bonnet, 2004.

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