L’Âme-En-Bleue

L’Âme-En-Bleue
(Métro Ligne huit)

Aux confins d’un tunnel qui ronge
Terminé par une allée bleue
Des fauteuils feutrés où je plonge
Un matin j’aperçois tes yeux

Perdus dans l’allée sombre et noire
Un liquide chaud et bruyant
S’évanouit dans ma mémoire
Regard perdu, regard fuyant

Je pense à toi tous les matins
Ceux où je ne t’aperçois pas
Celui où je te vois en vain
Je te vois faire un premier pas

Vers le dehors assourdissant
Vers tes yeux bleus je m’éblouis
Sage regard, éblouissant
Sage amant, je m’évanouis

Je bande au tréfonds de ton être
M’oublie en toi, un puits sans fond,
J’oublie l’amour qui m’a vu naître
Je m’abîme au cœur de ton son

Bruyant comme un métro sans fin
La ligne courbe, interminable
Je te vois partir, fil de lin,
Dans mon cœur je me sens minable.

© Patrick Bonnet, 20 août 2013.

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